Colombie : le livre menacé par le piratage

Par : Lucile Payeton

23/07/2019

La Chambre colombienne du livre (Cámara Colombiana del Libro, CCL) lance une grande campagne de communication à destination du public, afin d’attirer l'attention sur le problème du piratage de livres dans le pays. Le piratage engendrerait une perte approximative de 198 milliards de pesos colombiens (55 millions d’euros) chaque année.

Au travers de sa campagne « Je soutiens mes auteurs. Je n’achète que des livres originaux. Non à la piratage » (« Apoyo a mis autores. Solo compro libros originales. No a la piratería »), la Chambre colombienne du livre (CCL) tente ainsi d’alerter le public sur les dangers du piratage, qui au-delà de porter atteinte à la propriété intellectuelle et au droit d’auteur, « prive […] également les milliers de familles dont les revenus dépendent de la chaîne du livre dans le pays ». 

« Le problème de l’illégalité en Colombie laisse de grandes pertes chaque jour, c’est pourquoi nous voulons que ce message atteigne tous les Colombiens : nous devons protéger le droit d’auteur, nous devons protéger les créateurs » explique le président de la CCL, Enrique González Villa.

Le problème du piratage de livres en Colombie touche toutes les genres littéraires. Les ouvrages les plus touchés étant les livres professionnels et universitaires dont la perte totale s’élève à plus de 97 milliards de pesos colombiens (27,2 millions d’euros). 

La Chambre colombienne du livre est une organisation regroupant éditeurs, distributeurs et librairies colombiens. Afin de sensibiliser le public et d’endiguer le phénomène de production illégale, la CCL recommande de ne pas acheter de livres dans la rue et de vérifier la mise en page des livres avant l'achat. 

 

Source : El Tiempo

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