En Belgique, le marché du livre francophone est resté stable en 2017

Par : Joanna Kurcz

27/06/2018

Le marché du livre de langue française en Belgique a enregistré une très légère progression en 2017 (+ 1,1 %), selon les chiffres de l'Association des éditeurs belges (ADEB).

Depuis 2014, le marché du livre francophone en Belgique tend à se stabiliser avec un chiffre d’affaire tournant entre 240 à 244 millions d’euros. Il est principalement porté par la bande dessinée et les livres scolaires. 2017 marque ainsi une nouvelle éclaircie, alors que l’étude portant sur l’année 2016 constatait une rechute après « l’espoir suscité en 2015 », explique l’ADEB.

La production belge en hausse

Si l’importation des livres francophones est très importante (74 % des parts de marché du livre francophone), l’ADEB constate que les éditeurs belges francophones ont connu une « excellente année » aussi bien en production papier qu’en numérique. En effet, la production totale a augmenté de 6,6 % (+ 17 millions d’euros) par rapport à 2016.

Ces chiffres s’expliquent notamment par le succès constant de la bande dessinée. À elle seule, la BD représente 56,87 % du chiffre d'affaires global de l'édition belge en langue française - soit 76,51 millions d'euros réalisés dont 87 % via l’exportation.

Les pratiques de lecture des Belges

L’étude de l’ADEB montre que les femmes lisent davantage que les hommes (52 % de lectrices et 48 % de lecteurs). Les lecteurs sont plus nombreux « parmi les 15-34 ans, les Bruxellois, de niveau d’éducation et de classe sociale supérieurs et actifs ». Sur la base des chiffres déclarés par les librairies, l’ADEB constate aussi que le panier moyen par visite en librairie physique est de 26,83?euros, soit une hausse de 0,83 € par rapport à 2016. 

Quant au format de lecture, 93 % lisent des livres papier, dont 51 % exclusivement. Toutefois, quatre lecteurs sur dix affirment lire aussi bien au format papier et numérique. L’ADEB note également que les livres au format papier sont lus majoritairement dans le cadre des loisirs (88 % contre 89 % en 2017). Cependant, une nette progression s’observe concernant les livres numériques lus dans le cadre des études (47 % contre 34 % en 2017).

Reste que si le livre demeure le premier bien culturel en Belgique, il est « en contraction continue, mis sous pression par les supports dématérialisés (au premier rang desquels : les jeux) », constate l’ADEB.

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