La Belgique passe au prix unique

Par : Dario Alcide

08/01/2018

Alors que le projet de loi avait été validé par le Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles en octobre dernier, depuis le 1er janvier, le prix unique du livre est devenu effectif en Belgique francophone.

« Attendu depuis 35 ans : le prix unique du livre voté à l’unanimité ! » a déclaré sur Twitter, Alda Greoli, vice-présidente des gouvernements de Wallonie et ministre de la Culture. En pratique, le décret va « supprimer progressivement tout mécanisme apparenté à l’ex-tabelle et […] réguler le prix du livre dès le 1er janvier 2018 en limitant à 5% durant deux ans (un an pour les bandes dessinées) les possibilités de variation par rapport au prix fixé par l’éditeur », pouvait-on lire sur le site web de la ministre de la Culture belge. Il concerne tant les livres papier que numériques.

Pour rappel, la tabelle est une augmentation du prix des livres (de 10 à 15% en moyenne) pratiquée par les sociétés françaises de distribution implantées en Belgique. Difficilement justifiable, elle sera donc abandonnée progressivement, pour disparaître à l’horizon 2021. « Étant donné qu’on ne peut pas non plus traumatiser l’économie de nos librairies, il faut que ce soit fait progressivement. On ne peut donc pas changer au 1er janvier 2018 la valeur de nos stocks, par exemple. Donc en 2018, rien ne changera, et puis la tabelle disparaîtra progressivement. Il ne faut pas s’attendre à ce que ces petites étiquettes, comme vous dites, disparaissent dès la semaine prochaine, il faudra attendre un peu », déclarait Philippe Goffe, libraire et président de l’Association internationale des libraires francophones sur le site rtbf.be

À l’image de ce qui se fait déjà en France depuis 1981, les belges francophones vont pouvoir profiter d’un prix unique garanti, quel que soit le revendeur, pour leurs livres papier ou numériques. Pour la Flandre et Bruxelles, il faudra attendre encore un peu. « Bruxelles étant une région biculturelle et bilingue, le pouvoir de décision revient au fédéral, et non plus aux communautés. C’est maintenant le gouvernement fédéral et le ministère des Affaires économiques qui doivent légiférer en la matière et passer cet accord, faire en sorte que cet accord de coopération entre la Flandre et la Fédération Wallonie-Bruxelles soit signé et soit valable à Bruxelles », précisait Philippe Goffe.

Illustration : Creative Commons

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