Sortie de crise entre les traducteurs suédois et le groupe Bonnier

Par : Joanna Kurcz

25/07/2018

Les traducteurs suédois sont parvenus à un accord avec le groupe d’édition suédois Bonnier, près d'un an après la dénonciation du contrat entre l’Association des éditeurs et la section Traducteurs de l’Union des écrivains suédois.

Fin novembre 2017, la section Traducteurs de l’Union des écrivains suédois recommandait à ses membres de ne pas signer de nouveaux contrats avec le groupe Bonnier — le plus grand éditeur suédois. Le Conseil Européen des Associations de Traducteurs Littéraires (CEATL) rapporte en effet que « Bonnier avait présenté un projet de contrat inacceptable pour les traducteurs littéraires ». Les nouveaux contrats décidés par Bonnier ne permettaient en effet plus aux traducteurs le droit d’avoir « le dernier mot » sur leurs traductions et mettaient également en place une rémunération au forfait.

Après une période de boycott de plusieurs mois de la part des traducteurs, des négociations entre l’Union des écrivains suédois et le groupe Bonnier ont eu lieu. « Les parties sont plus ou moins parvenues à un accord sur les termes d’un nouveau contrat pour les commissions de traduction », explique le CEATL. 

Le nouveau contrat s’appliquera à toutes les prochaines commandes de traduction du groupe Bonnier. Avec ce contrat, les traducteurs disposeront de tarifs minimaux de rémunération et de tarifs différents pour la littérature adulte et jeunesse. Les traductions de formats spéciaux bénéficieront d’une rémunération additionnelle et « la durée du contrat sera liée à celle du droit de l’éditeur suédois de publier le livre en suédois ».

Illustration : Creative Commons

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