Chercheurs-Éditeurs : la relation se dégrade

Par : Angèle Boutin

02/05/2018

On savait la relation entre les chercheurs et les éditeurs de revues scientifiques compliquée, cependant celle-ci s’est cristallisée après l’échec des négociations entre le consortium Couperin et Springer Nature.

Relations sous haute tension

Le sujet de l’accès aux revues scientifiques est complexe. Les chercheurs s’avèrent être une clientèle captive et fidèle, et les éditeurs de leur côté en profitent pour augmenter le prix de l’accès à leur propre production. Cette dernière, qui plus est, se trouve le plus souvent être financée sur des fonds publics. 

Liber, l’association européenne des bibliothèques, relève que les abonnements augmentent en moyenne chaque année de 8%. Elsevier qui est l’éditeur le plus important a dégagé une marge de 36% et engrangé un milliard d’euros de bénéfices, comme le rappellent nos confrères du Monde.fr.  

Le cas du consortium Couperin et Springer Nature 

Le 3 avril dernier, c’est dans un communiqué de presse que le consortium Couperin.org a annoncé l’échec des négociations après 13 mois de discussion avec SpringerNature, mentionnant la « divergence d’approche économique entre l’éditeur et les établissements d’enseignement supérieur et de recherche ». Le contrat avec Nature, qui avait été conclu avec la fusion, cour jusqu’en 2019. 

L’éditeur Springer justifie sa politique tarifaire par l’augmentation annuelle d’environ 3% des articles publiés dans ses 1185 revues. Cependant, l’absence d’accord représente pour ce dernier un manque à gagner de plus de 5 millions d’euros par an. De plus, l’inaccessibilité des revues Springer pour les chercheurs français aura sur ces dernières un impact négatif, car elles ne seront plus ni citées, ni soumises entre chercheurs et au sein d’articles. 

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