France Loisirs en sursis

Par : Dario Alcide

18/12/2017

Le tribunal de commerce de Paris a validé, le 1er décembre 2017, le plan de continuation proposé par Adrian Diaconu, président directeur général d’Actissia, pour tenter de sauver France-loisirs et quatre autres filiales du groupe.

Le tribunal de commerce de Paris a validé, le 1er décembre 2017, le plan de continuation proposé par Adrian Diaconu, président directeur général d’Actissia, pour tenter de sauver France-loisirs et quatre autres filiales du groupe. 

Fondé en 1970, France-loisirs est le plus grand club de livres de France. Malgré une formule bien connu (5 livres par an) qui a fait son succès et sa fortune, le club subit d’importantes pertes (20 millions par an) depuis maintenant quatre ans. En parallèle, le nombre d’abonnés actifs diminue également de 34% tous les ans. La tentative de diversification d’activité vers les produits de beauté a été un échec « qui a fait fuir 350 000 clients sur un total de 1,8 millions, au premier semestre 2016 », déclarait Adrian Diaconu dans les Echos. En conséquence, le groupe France-loisirs a cherché un partenaire financier pour injecter 20 millions d’Euros de liquidité. Cependant, les recherches restent, pour le moment, infructueuses. Si un candidat s’était montré intéressé, il a finalement retiré son offre. 

 La décision du tribunal de commerce de Paris d’octroyer un délai de six mois pour continuer son activité, sous observation, a été motivée par « les mesures de redressement déjà prises, qui montrent une amélioration de la situation validant le changement de business model, et par le souhait et la motivation des salariés de poursuivre l’activité ». En effet, grâce à son plan de restructuration, comprenant, entre autre, l’arrêt du démarchage à domicile ou en magasin et un déménagement des locaux, permettant de diviser le loyer par quatre, le groupe est parvenu à économiser environ 30 millions d’Euros par an depuis 2016. Les différents créanciers « se montrent compréhensifs et nous soutiennent », insistait Adrian Diaconu sur Livres hebdo

Les autres filiales du groupe Actissia, en France et à l’étranger, ne sont pas affectées par le redressement judiciaire. 

Source : LeFigaro

 

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