Le SNAC réclame une rémunération minimum pour les auteurs de Bande Dessinée

Par : Hermine Damamme

26/06/2017

Le Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs monte au créneau.

Conforté par la publication d'une enquête menée par Les États Généraux de la Bande Dessinée (EGBD) en 2016, le SNAC lance un appel aux organisateurs de manifestations (salons, festivals, conventions…) pour que les auteurs invités perçoivent une rémunération minimum. 

À la lecture de l'étude de l'EGBD, quelques données interpellent : en 2014, 53% des auteurs ayant participé avaient un revenu inférieur au SMIC annuel Brut et 36% d'entre eux étaient en-dessous du seuil de pauvreté ; 71 % exercent une activité parallèle ; 80% travaillent au moins deux week-ends par mois - à l'occasion de salons ou autres festivals, justement - et 53% se définissent comme des "professionnels précaires." 

Nombreux sont les arguments avancés par le Syndicat pour "légitimer" cette demande, à commencer par le fait que cette pratique soit déjà de mise aux États-Unis et au Royaume-Uni. Aussi, les musiciens sont rémunérés pour leur concert, alors pourquoi pas les auteurs de Bande Dessinée ? Le temps passé dans un salon est un temps qu'ils ne consacrent pas à leurs dessins - ou à leur autre activité professionnelle, le cas échéant - et leur présence sur un salon a un impact indéniable sur l'attractivité de celui-ci.

En termes de tarifs, la SNAC propose une rémunération de 208€ Brut pour une journée passée sur un salon et 125€ Brut par demi-journée.

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