Les librairies indépendantes indispensables à la bibliodiversité du Québec

Par : Claire Chave

26/03/2019

Afin d’appuyer sa réflexion pour la Rencontre interprofessionnelle des acteurs du livre, qu’elle organise depuis 11 ans, l’Association des libraires du Québec (ALQ) a publié une étude en lien avec la société de gestion de la BTLF sur les ventes des librairies indépendantes dans la région.

Depuis 2014, les ventes des éditeurs québécois ont connu une croissance annuelle moyenne de 5,2 % en librairie indépendante, alors que la croissance de l’édition étrangère a été de 1,6 %. Les ventes aux collectivités ont affiché un rendement annuel moyen de 5,5 %.

En 2012 les ventes ont chuté de -4,9 %, et de 1,2 % en 2014. Mais un rebond des ventes de +3,9 % de ventes en 2015 et de 5,3 % en 2018 a compensé le déclin précédemment amorcé.

Le marché de l’édition québécoise a connu une forte croissance des ventes du livre jeunesse et de la bande dessinée (BD). Leur poids dans le marché ont augmenté, passant à 29 % pour la littérature jeunesse et à 9 % pour la bande dessinée.

Le rendement moyen annuel des ventes du livre jeunesse est de 12 % et celui de la BD est de 14,4 %, tandis que celui des ventes de littérature, la 2ème catégorie en importance derrière le livre jeunesse, est de 2,1 %.

Au cours des 3 dernières années, le rendement moyen annuel des ventes de librairies indépendantes a été de 5,1 %. L’étude montre une forte croissance des ventes des éditeurs québécois, avec +7,3 % de ventes, contre +2,7 % pour les éditeurs étrangers, en librairie. 

Selon l’étude, 62 % des titres en librairie sont vendus à 5 exemplaires et moins, tandis que 73 % sont vendus à 10 exemplaires et moins.

Le nombre de titres vendus par les librairies indépendantes a également augmenté entre 2017, où les éditeurs ont enregistré 215 235 titres vendus, et 2018, où 216 739 titres ont été vendus. Parmi ces titres, la part des ventes de livres de fonds est de 44 %, contre 56 % pour les nouveautés.

L’étude montre que 86 % des nouveautés mises en marché appartiennent au domaine étranger. On compte ainsi 66 631 nouveautés offertes en 2018, dont 14 % de québécoises. Pourtant, bien que les éditeurs étrangers soient trois fois plus nombreux et offrent six fois plus de titres, les éditeurs québécois ont pratiquement le même volume de ventes annuelles qu’eux.

Katherine Fafard, directrice générale de l’ALQ souligne : « Nous sommes très heureux que l’étude de la BTLF permette de chiffrer des tendances que nous soupçonnions. Ainsi, l’étude démontre qu’il y a un écart marqué quant au nombre de titres vendus. Lorsqu’on ajoute à cela les statistiques sur les livres vendus à peu d’exemplaires, il nous est possible d’affirmer que les libraires jouent un rôle essentiel dans le maintien de la bibliodiversité et qu’ils doivent déployer des efforts supplémentaires, tant humains que financiers, pour vendre des titres à faible roulement. »

Source : Infographie BTLF

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