L’Open Access, enjeu majeur de la stratégie des bibliothèques européennes de recherche

Par : Lucile Payeton

14/06/2019

La Ligue des Bibliothèques Européennes de Recherche (LIBER) a présenté dans son premier rapport annuel son plan quinquennal LIBER 2018-2022, pour promouvoir et rendre la recherche accessible au plus grand nombre.

Une stratégie qui promet « d’apporter des changements radicaux au paysage de la recherche »

Parce qu’elle s’inscrit dans une optique dite F.A.I.R., la Ligue travaille afin de rendre la recherche trouvable (Findable), accessible (Accessible), interopérable (Interoperable) et réutilisable (Reusable).

À cet effet, LIBER a divisé sa stratégie LIBER 2018-2022 sur trois axes majeurs, chacune se voyant attribuée à des pôles différents travaillant simultanément. 

Le premier axe est le développement de la communication savante innovatrice. LIBER souhaite intégrer les bibliothèques de recherche dans les conversations avec les institutions nationales et européennes sur le sujet de la réforme du droit d’auteur. 

Le deuxième axe est le développement des compétences et services numériques. L’objectif est de faire des bibliothèques de recherche un espace physique et virtuel où développer ses compétences numériques. 

La troisième et dernière directive est le développement des infrastructures physiques des bibliothèques en espaces évolutifs, novateurs et fonctionnels, capables d’accueillir les savoirs de tous les domaines de recherche. 

Une exception sur le droit d’auteur pour faciliter la recherche 

Pour faire de l’Open Access « la forme d’édition prédominante du domaine de la recherche », il est crucial selon LIBER d’engager des discussions sur l’utilisation et l’accessibilité des textes et des données par les chercheurs. Dans ce cadre se pose alors la problématique des restrictions dues au droit d’auteur. 

Parmi les avancées réalisées en 2018, la plus importante mise en avant par la Ligue est son rôle dans l’intégration d’une nouvelle exception sur le droit d’auteur concernant le Text and Data Mining (TDM) dans la réforme de la directive européenne sur le droit d’auteur. Grâce à cette exception, les chercheurs sont désormais habilités à user de programmes de « fouille numérique » dans le cadre de leurs recherches - une exception qui contourne les restrictions du droit d’auteur :  

«  La nouvelle directive garantira un accès plus large à la connaissance en simplifiant les règles du droit d'auteur dans les domaines de l'extraction de textes et de données à des fins de recherche et autres, d'éducation et de préservation du patrimoine culturel :

Les organismes de recherche, les universités et les autres utilisateurs pourront tirer le meilleur parti du nombre croissant de publications et de données disponibles en ligne à des fins de recherche ou à d'autres fins, car ils bénéficieront d'une exception au droit d'auteur pour effectuer l'exploration de textes et de données sur de grandes quantités de données. »

Dans son rapport, LIBER parle aussi des propositions apportées pour améliorer le Plan S (plan de mis en Open Access - accessibilité directe - des textes de recherche) - sans pour autant les expliciter. 

 

Le rapport complet est à retrouver sur le site de LIBER.  

TEMPS DE LECTURE: 2 minutes

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