Les cessions de droits dans le vert en dépit d’une année morose

Par : Lucile Payeton

28/06/2019

Si le chiffre d’affaires des éditeurs a reculé de 4,4 % en 2018 par rapport à 2017, l’édition française continue de plaire à l’international. Le rapport annuel du SNE montre une hausse de 1,6 % de l’activité des cessions de droits l'an passé.

La jeunesse toujours pleine d'énergie

L’activité d’extraduction, c’est-à-dire les contrats de cession de droits de traduction, a ainsi progressé de 2 % par rapport au bilan de l’an dernier. 

Si la production éditoriale française plaît à l’étranger, elle doit son succès, à trois catégories « jeunesse », « bande dessinée » et « fiction ». Celles-ci représentent, à elles trois, 72,5 % des titres français qui s’exportent à l’étranger, soit par la traduction, soit par la coédition. 

Ces genres découlent sur des succès auprès des éditeurs étrangers car ils se produisent souvent en sagas, en plusieurs tomes, et donc en plusieurs contrats. 

Alors que le nombre de contrats en coédition a augmenté de 4,5 %, c’est en jeunesse qu'ont été signés le plus de contrats. 80 % des coéditions ont porté sur des livres illustrés jeunesse en 2018 (contre 74 % en 2017), avec une véritable coopération entre les éditeurs italiens (438 titres jeunesse coédités) et espagnols (avec 319 titres jeunesse coédités).

Si l’édition française continue aussi bien de s’exporter, c’est incontestablement grâce à la traduction qui joue un « rôle moteur dans la diffusion et le rayonnement de la pensée française à l’international ». 

Que ce soit en jeunesse, sciences humaines et sociales en livres illustrés, le chinois est la première langue de traduction des livres français, avec 14 % des contrats conclus, soit 2 285 titres cédés pour être traduits en chinois, mais seulement 52 titres en coédition.

Le Canada, de plus en plus friand de l’édition française 

Si le chiffre d’affaires export du livre français a connu un léger déclin (de 0,3 % par rapport à 2017), il est tout de même de 665,2 millions d’euros et se stabilise grâce aux diverses progressions de pays importateurs de livres français. 

De manière générale, la Suisse, la Belgique, le Luxembourg et le Canada, représentent 53,2 % des exportations, avec une nette progression pour le Canada en 2018, +9 %. 

Le Royaume-Uni, l’Espagne et la Pologne présentent une hausse des importations françaises de 16 % (10,7 millions), en dépit d’une baisse de l’exportation vers la Belgique (-4,8 %).

L’anglais, langue indétrônable des importations

Le nombre de titres traduits a augmenté de 12,8 % par rapport à 2017-2018, cumulant près de 14 000 titres traduits l’an dernier. 

L’anglais reste la langue la plus importée en France, avec près de 9 000 titres, représentant 64 % du total des titres traduits importés. 

Le japonais est la deuxième langue la plus traduite, (12 %), suivie de l’allemand (6 %), de l’italien (4 %) et de l’espagnol (3 %). 

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