Russie : les ebooks vendus illégalement circulent encore

Par : Lucile Payeton

15/04/2019

Le partage de contenus illégaux sévit toujours sur les sites russes. Les pirates de l’informatique usent de solutions de plus en plus créatives afin de contourner la récente législation anti-piratage.

Alors que les principaux éditeurs et les entreprises technologiques russes se sont accordés dans la lutte du partage de contenus illégaux fin 2018, les pirates ont trouvé un nouveau moyen d’éviter toutes sanctions. Alors que les clients ne peuvent plus télécharger directement sur RuTracker, site de partage illégal, les pirates ont décelé en Avito (site russe de revente, comparable au Bon Coin) le potentiel d’héberger leur trafic de contenus illégaux. 
 
L’opération est simple, les clients répondent à des annonces de ventes de livres défiant les prix du marché. Les pirates vendent leurs contenus pour quelques centimes ou quelques dollars. Pas assez pour la loi russe. Les vendeurs n’encourent des poursuites judiciaires que quand le montant d’une vente excède les 100 000 roubles - soit un peu plus de 1 375 euros. 
 
Le fait que les contenus ne soient pas postés directement sur la plateforme qui héberge ces annonces rend les poursuites plus compliquées. Aucun lien de téléchargement n’est mis en ligne. Les contenus illégaux sont directement envoyés par emails à l’acheteur une fois la transaction financière effectuée et les annonces sont difficilement traçables par les systèmes de lutte anti-piratage. 
 
Les annonces des pirates sont indétectables, en effet, elles n’apparaissent pas dans les résultats de recherche, et ne sont donc pas intégrées à la base de données des contenus illégaux. Les sites de vente ont donc à leur charge de supprimer les annonces dès qu’elles sont signalées. 
 
Le projet de lutte anti-piratage a été mis en place en novembre 2018, dans une convention à l’initiative de l’association des droits d’auteur sur Internet (AZAPI), signée notamment par des sociétés de média et plateformes technologiques, mais aussi l’Union du livre russe représentée par le chef du service fédéral de surveillance dans le domaine des télécommunications, des technologies de l’information et des communications de masse. 
 
 
 
Source : TorrentFreak

TEMPS DE LECTURE: 2 minutes

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